Aide à la facture instrumentale

Les travaux de recherche développés dans l’Opération de Recherche sur les instruments à cordes et à vent conduisent à la définition de modèle et de techniques de caractérisation. Les paramètres issus de ces analyses, issus pour la plupart de l’impédance acoustique d’entrée des instruments à cordes et de l’admittance au chevalet des instrument à cordes intéressent les luthiers dans la mesure où ils permettent de comparer, catégoriser des instruments ou encore d’objectiver l’effet un réglage ou d’une modification. Rendre accessible ces méthodes de laboratoire à l’artisan luthier, est un véritable enjeu, qui nécessite d’une part des actions pédagogiques adaptées, menées dans le cadre de journées d’étude (notamment les Journées Facture Instrumentale et Sciences) et d’autre part des actions de transfert, qui suppose la mise en place d’une plate forme d’Aide à la Facture Instrumentale. Cette plate-forme comprend des éléments logiciels et matériels (Figure 6) dédiés. développés en collaboration avec les participants à l’ANR PAFI, et en particulier l’ITEMM et TelecomParisTech.

Applications industrielles

Les travaux avec le CTTM (Centre de Transfert de Technologies du Mans) initiés dans le quadriennal précédent concernant la mise au point et la commercialisation d’un capteur d’impédance acoustique ont continué, ce dispositif ayant servi de base pour la conception du capteur utilisé dans le cadre du projet PAFI. Un capteur fort niveau est en cours de développement et pourrait permettre de mesurer le comportement non linéaire des instruments à trous latéraux. En effet, les fortes vitesses dans les trous ont une incidence directe sur la dynamique de jeu de ces instruments [52]. D’autres travaux nous ont amené a développer des terminaisons anéchoïques optimisées avec des méthodes similaires à celles utilisées pour les instruments à vent.

Les connaissances développées pour la modélisation des instrument à vent nous a amené à travailler sur une application tout à fait inattendue : il s’agit de bancs de test de satellites qui doivent être soumis à de très forts niveaux sonores avant leur envoi dans l’espace (typiquement 150 dB). Les outils classiquement utilisés sont des sirènes débouchant sur des pavillons exponentiels. Le travail consiste ici à modéliser l’ensemble dans le but de concevoir des bancs de tests au moins aussi performants que les bancs utilisés actuellement mais nettement moins coûteux. Le travail porte à la fois sur la source et le pavillon en prenant en considération les phénomènes de propagation non linéaire. Ce travail est mené avec la société Intespace dans le cadre de la thèse Cifre de Carole Kameni (soutenance prévue fin 2016).

Contacts

Animateur de l'Opération de Recherches

Bruno Gazengel

bruno.gazengel @ univ-lemans.fr